"Tu sais y a deux-trois trucs que tu m'as jamais demandé et que je regrette. J'aurais été cap !
- Genre?
- Manger des fourmis. Insulter les chômeurs qui sortent de l'ANPE. T'aimer comme un fou..."


# Posté le mercredi 02 septembre 2009 14:02

souvenirs

Le soir, quand je regarde les étoiles, seule en rentrant du boulot, sur mon vélo, je repense à cette soirée de juillet, où on s'est rencontrés. On les a regardées ensembles ce soir-là, un 14 juillet pas tout à fait comme les autres, un tournant de vie, qui a finalement mal tourné, mais sans regrets et sans malheur, peut-on vraiment dire ça?

Parfois je regrette quand même. On ne se connaît plus, on s'est aimés pourtant, qui aurait pu dire qu'au final, c'était si peu de chose... Pendant des mois, on a tout été l'un pour l'autre, malgré la distance, et aujourd'hui, plus rien... A peine des gens qui ont fait ensemble un bout de chemin, sur la route de la vie. On ne s'est même pas revus depuis plus d'un an.

Oui, ça m'arrive d'y penser, et de me demander "que ce serait-il passé?" Question sans réponse, qui n'en a pas et n'en aura jamais. On ne peut pas deviner un passé qui n'a pas eu lieu...


Parfois je repense, à cette soirée d'octobre, il a suffit de quelques heures, on a tenté, ça a marché. C'était différent, mais magnifique aussi. Que de souvenirs... Ne plus jamais les évoquer? Pourquoi? Je n'ai pas honte d'avoir aimé... Ce n'est pas pour supplier ou pour réclamer que j'écris, c'est juste pour me souvenir. Parce que c'était beau. Un peu de nostalgie en ces moments de solitude, pour me rappeler un peu comment c'était, quand j'avais quelqu'un que j'aimais et qui m'aimait.

Et puis, parfois je, l'avoue, je suis un peu jalouse. D'elle parce qu'elle a su te plaire, de toi parce que tu l'aime, et que tu es aimé... Oui, un peu de jalousie, toujours un peu de rancune, qui traîne au fond de mon coeur. Cette rancune qui vise les heureux, parce que je ne sais pas quand je le serais à nouveau moi-même. Mais bon. Au fond, voir ceux qu'on aime heureux, ça n'a pas de prix.

# Posté le dimanche 16 août 2009 10:18

I love him but he doesn't love me....

Il la regarde, je le regarde et c'est le bordel dans ma tête, et le creux au coin du c½ur... C'est sûr qu'entre elle et moi, le choix serait vite fait, miss joie de vivre, jolie, toujours la pêche et le sourire...
ça fait mal... Il l'aime et elle ne l'aime pas, je l'aime et il ne m'aime pas... Être la bonne copine, c'est pas la solution la moins douloureuse... oui ça fait mal, ça tord le c½ur, ça brûle quand je le vois la regarder...
Jalouse oui, et pourtant, je l'aime tellement cette miss que j'arrive même pas à lui en vouloir...
J'ai mal, comme une collégienne qui matte en secret le BG de la classe, qui s'invente des histoires de princes et de princesses, et qui s'entraîne tous les soirs à embrasser son oreiller...

Je repense à mes amours, aux vrais, aux faux, aux simples attirances jamais réciproques, aux histoires dont je croyais presque qu'elles dureraient toujours.

ça fait mal de voir que personne n'a besoin de moi...


I love him but he doesn't love me....

# Posté le lundi 25 mai 2009 15:40

Modifié le jeudi 28 mai 2009 14:08

Je me souviens de certaines périodes.

Des jeux dans mon jardin, avec un gamin blond, où j'étais un jour une indienne, un jour une ermite, un jour la gardienne d'une île fantastique, un jour une instructrice pour enfants de militaires. Lui était toujours le même, le commandant Yann, et puis tous les autres personnages.
Je me souviens de ces journées chez moi, on finissait toujours par se taper dessus, et quand les parents disaient on y va, j'allais voir son père, il allait voir le mien, et on demandait s'il pouvait rester dormir.
Je me souviens de la fois où on s'étaient déguisés en indiens, les traces de feutres avaient mis deux semaines à disparaître.
Je me souviens d'un appartement, 15e étage, j'avais peur de l'ascenseur, on jouait en réseau à Age Of Empires pendant des heures.

Je me souviens d'un autre gamin blond, loin, très loin. Autrefois, une journée entière en voiture, j'avais l'impression qu'on partait au bout du monde, mais non, on traversait juste la France. les nuits presque blanches, où on se racontaient des exploits inventés, persuadé que l'autre y croyait dur comme fer, parce que nous on y croyait presque. Ces nuits blanches où je finissais toujours par m'endormir, et lui à me suivre peu après. Le petit-fils de la voisine venait nous rejoindre parfois, et on jouait aux aventuriers du passé dans le jardin, derrière la grande haie, près de la balançoire.
Je me souviens quand la chatte du voisin avait eu des petits, qu'il nous avait demandé de venir, il les avait baptisé, et j'étais la marraine et lui le parrain.
Je me souviens de tout ce qu'il me racontait et que j'avalais sans broncher : le lit pliant sur lequel je dormait allait se refermer et m'étouffer dans la nuit, il y a un cimetière sous la maison des grands parents, l'araignée en plastique (qui me terrorisait) s'éveillait la nuit et viendrais me dévorer...
Je me souviens de nos leçons de skateboard, de plongeons, de natation, de rollers, qui m'ont traumatisée...
je me souviens de nos chasses à l'homme avec ses copains et des fusils en Knex, dans les cours des immeubles au bout de la rue.
Je me souviens de la découverte de GTA 3, de Final Fantasy X, de la fois où j'ai lu toute la soluce de FF à voix haute pendant qu'il jouait une partie parfaite.

Je me souviens d'un jour de rentrée scolaire. Solitaire et oubliée sur un banc, nouvelle au collège, quand deux filles sont arrivées, et m'ont demandé mon nom. Je me souviens d'une amitié à trois qui a eu des hauts et des bas, avant de se transformer à deux amitiés à deux, avec moi au milieu. Puis, à une unique amitié.

Je me souviens de l'Allemagne, des larmes que je versais la première année, mal vue parmi les corres, mal dans ma peau. Et ça s'est arrangé chaque année. Je me souviens des délires dans le bus, je me souviens des amitiés nouées. Je me souviens, durant quatre années, d'avoir toujours eu les yeux secs au moment du départ. Je me souviens d'une année tellement spéciale, la dernière, où j'ai retrouvé une amie.

Je me souviens d'une soirée de juillet, tellement belle dans mes souvenirs. je me souviens d'une nuit d'août, devant mon ordi, et mes mains tremblaient. Je me souviens de ces soirées, de ces nuits, de ces jours, tellement rares et tellement courts. Des souffrances quand il partait, du bonheur de le revoir. Je me souviens de ce soir de mars, de cet appel dont le souvenir laisse encore maintenant une cicatrice brûlante.

Je me souviens du noir qui a suivi. Je me souviens d'un puits profond. Je me souviens d'une solitude à la fois forcée et voulue. D'un couteau sur mon poignet, et du vide dans ma poitrine. je me souviens de ces larmes, chaque soir étouffées dans mon oreiller.

Je me souviens d'une remontée, lente et difficile. Du coup de pouce d'un garçon qui a tant compté, durant des mois. Je me souviens qu'il a suffit d'une soirée. Je me souviens de chaque instant passé avec lui. Je me souviens de la haine qui m'a assaillie pendant une conversation msn. Je me souviens de la douleur.
je me souviens d'une dispute mortelle. De boutons supprimer : msn, skyrock, facebook. Je me souviens du seul moyen que j'ai trouvé pour guérir mon c½ur brûlé.

Je me souviens de soirées, de délires en tout genre, d'un Chippendale, d'une amie complètement arrachée mais persuadée du contraire, d'un beau couple qui se formait, de bouteilles de vodka, de rhum, de passoa, de planteur. Je me souviens d'avoir dansé pendant des heures. Je me souviens d'un garçon en transe sur Bob Sinclar. Je me souviens de larmes de joie. je me souviens d'un sourire qui m'a fait tourner la tête. Je me souviens d'un slow avec un surdoué du piano ;-).

Je me souviens d'une semaine, perdue dans les Pyrénées. Je me souviens d'une rando de quatre heures mais qui était "promis pas longue". Je me souviens avoir versé quelques larmes en y retournant cette année, juste parce que ceux que j'avais rencontré là-bas me manquaient. Je me souviens de mes bêtises, qui je l'espère n'ont pas tout gâché.

Je me souviens d'un voyage en Finlande. Je me souviens de l'excitation des régates. Je me souviens qu'on étaient pas très bons, mais qu'on s'en foutait tellement c'était génial d'être juste là, après tant de difficultés. Je me souviens des trajets mémorables sur le ferry. Je me souviens d'avoir cherché une sandale dans les orties.

Je me souviens de tellement de gens. Je me souviens de tellement de choses, trop pour toutes les raconter. Je me souviens encore de mes journées d'école au primaire et de ceux qui les ont partagées.

Et puis je me souviens. D'Arnaud et nos grandes conversations qui me manquent plus que tu ne peux l'imaginer. D'Alex, toujours présente, prête à nous faire sourire en sortant un truc complètement déplacé, de Nico, toujours indescriptible, mais qui me manque énormément. Je me souviens, de tous ceux à qui je pense tous les jours, qui me manquent plus que je ne pourrais le dire. Et puis aussi, ceux que je vois tous les jours, à qui je dis "bonjour au revoir comment ça va?", et là, c'est notre ancienne complicité qui me manque...

# Posté le vendredi 08 mai 2009 12:10

plus loin que dans mes rêves

# Posté le mercredi 08 avril 2009 05:42

Modifié le vendredi 10 avril 2009 08:18

c'est pas la joie au coeur, mais

Je retire ça, parce que pour une fois...



JE VEUX ENCORE CROIRE QU'IL ARRIVE UN TRUC BIEN SANS S'EN REPRENDRE PLEIN LA GUEULE DERRIERE
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# Posté le mercredi 08 avril 2009 05:40

Modifié le mardi 12 mai 2009 14:10

envie de hurler... Sur mon coeur qui fait le con une fois de plus, sur des gens qui vivent leur vie sans se rendre compte des coups que ça implique pour les autres, sur ceux qui sont incapables de comprendre... Putain...
J'aime je hais? Je sais plus, tout se mélange... C'est tellement facile de jouer la fille que rien ne touche, celle qui encaisse en silence, et pleurer ensuite, seule le soir, quand plus personne ne peut voir les larmes....
Et pourtant, ça touche, toujours un peu plus profond, à chaque déception, à chaque coup.... Je sais, c'est de la faute de personne si je ressens tout avec cette intensité, c'est de la faute de personne, les autres vivent leurs vies et ils ont bien raison...

Vivez, vivez! Si vous aimez ça, tant mieux pour vous, moi je préfèrerais crever, parce que chaque joie que la vie me donne, elle me la reprend.
Oui, je sais, j'ai pas à me plaindre, j'ai un toit au-dessus de la tête, la possibilité de faire des études, de quoi manger, etc... j'en passe...

Franchement? Si je le pouvais, tout ça , toute ma vie, je le filerais à quelqu'un qui saura l'apprécier, parce que moi, je suis tellement con que je n'en suis pas capable...
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# Posté le mardi 07 avril 2009 06:45